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ville de paris - Page 19

  • VANVES ET LE PERIPH : UN DEVENIR TOUT AUTRE QU'ETRE COUVERT, DE BD URBAIN

    Il a été beaucoup question du devenir du Périph hier matin a Conseil de Paris en session budgétaire cette semaine. Il a dressé un premier bilan de l’atelier du Périph créé à la suite du rapport de la Mission d’Information et d’Evaluation et de l’étude sur «les routes du futur» du Forum Métropolitain du Grand Paris (FMGP) et auquel participe le maire de Vanves depuis sa première réunion à Malakoff en Juillet dernier. Il a permis de constater qu’un consensus politique se dégageait entre Paris et les territoires de la Métropole, autour de l’objectif d’une évolution  du Périph avec plus de végétation, création de voies dédiés aux transports collectifs et au covoiturage, franchissement piétons et cyclables facilités…Il a permis de jeter les bases d’un protocole de coopération pour étudier collectivement l’évolution des mobilités et qui se concrétisera à court terme par le lancement d’études techniques permettant d’améliorer leur connaissance du périphérique (composition du trafic, niveau de pollution des diozydesd’azote et particules…).

    Malgré qu’il soit l’axe le plus circulé d’Europe, la rocade autoroutière la plus proche d’un cœur d’agglomération de notre continent, c’est aussi un lieu de densité d’habitat, d’implantation d’équipements avec des populations sensibles. Nécessaire au fonctionnement du réseau autoroutier, il est aussi source de nuisances sonores et atmosphériques (37% des émissions d’oxyde d’azote et 35 des particules du secteur du transport routier à Paris). Propriété de la ville de Paris qui en assure l’entretien, il s’agit d’une infrastructure métropolitaine aux yeux de l’exécutif parisien qui constate que seulement 5% des trajets qui y sont effectués, vont de «Paris à Paris», et surtout il constitue une coupure majeur entre Paris et ses voisins, une barrière franchissable par des ouvrages d’art qui sont peu, voire pas adaptés aux piétions et aux cyclistes. «En transformant le Périphérique, nous résorberons cette coupure, nous renouerons avec les territoires de la petite couronne, et nous favorisons les mobilités actives. Faire des portes de Paris des places publiques ouvertes et accueillantes, des lieux de centralité et de continuité urbaine, sont des objectifs largement partagés de chaque coté du périphérique» constate il en rappelant avoir initié la démarche «Portes en place» qui s’est traduit  par une étude pré-opérationnelle sur le secteur de la porte Bagnolet confiée à l’EPT Est Ensemble, mais aussi la transformation, le temps d’une nuit Blanche, le 5 Octobre dernier  de la section comprise entre les portes de Pantin et de la Villette, en vélodrome lumineux qui a montré de façon spectaculaire, les effets d’une élimination des véhicules thermiques en terme de diminution de la pollution sonore et atmosphérique. Et de monter le projet Woodeum dans le Cadre d'Inventer la Métropole du Grand Paris  pour requalifier la porte Brancion entre Vanves et le 15e qui a du plomb dans l’aile depuis le rapport de l’Autorité Environnementale .

    Cet Atelier du Boulevard  Périphérique a donc permis d’établir une vision commune du devenir de cette voie rapide et à fixer un cadre partagé pour engager des évolutions  qui amélioreront la qualité de vie des riverains et les déplacements en particulier collectifs et partagés : apaiser le trafic (baisse de la vitesse de 70 à 50 km/h, détournement du transit vers l’A 86 et la Francilienne), inciter au changement de comportement (véhicules propres, covoiturage ) d’ici 2024 pour les JO et jusqu’en 2030 des mesures visant à protéger les riverains contre les pollutions et à amorcer sa mutation. en un véritable boulevard urbain comprenant des voies dédiées aux mobilités douces et propres, sur une partie des voies actuelles, des traversées piétonnes, un projet paysager et urbain qui participe au rétablissement des continuités entre Paris et la petite couronne, et renforce les corridors écologiques avec une trame qui relie le périphérique à la petite ceinture ainsi qu’à la trame bleue et aux parcs de part et d’autre du périph, une réduction globale du trafic motorisé sur les axes qui lui sont reliés, une réduction massive de la pollution environnemental et sonore. C’est pourquoi les projets de couverture du Périph ne sont plus d’actualité, au demeurant très coûteux  défendu encore par quelques rares élus en réunion publique. «Pour toutes ces actions, les JO de Paris 2024 constituent une opportunité d’accélérer la mutation du périphérique» indique l’exécutif parisien  qui souhaite y associer les parisiens et grands parisiens, en proposant à  ses partenaires d’organiser une Conférence des citoyens à l’échelle métropolitaine sous l’égide de l’atelier du boulevard périphérique

  • 4 ANS APRES LES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE, VANVES SE SOUVIENT ET S’INQUIETE

    Beaucoup de vanvéens se souviennent de cette nuit d’effroi vécu voilà 4 ans, et de ce matin du 14 Novembre lorsqu’ils se sont réveillés, s’ils avaient dormi, car certains avaient des proches dans Paris ce soir là,  et se sont rendus compte qu’ils avaient frôlé le drame. Encore aujourd’hui, beaucoup vivent très mal cet anniversaire faisant remonter en surface des peurs et des inquiétudes, surtout parmi les victimes et les proches. Le Conseil de Paris, mardi matin, a voté à l’unanimité  un vœu pour la création d’un «lieu mémoriel»  qui rappellera le souvenir des 130 victimes dans la Capitale et à Saint Denis autour du Stade de France. Différents lieux vont être proposés aux deux associations, 13 onze 15 et Life for Paris, avec l’accord des maires d’arrondissement concernés, des études de faisabilité plus poussées (…) seront menées une fois l’implantation arrêtée. Il comprendra un «jardin du souvenir, accessible aux victimes et à leurs familles, mais aussi à tous les Parisiens» avec un monument qui permettront de «rassembler, témoigner et garder la mémoire des victimes» et «devront aussi jouer un rôle pédagogique et être un lieu de vie en hommage à toutes les victimes des attentats»  .

    Tous les vanvéens se souviennent de cette soirée terrible, surtout s’ils regardaient le match de football France-Allemagne, puis zappaient sur les chaînesd’infos. Les riverains de la rue Larmeroux et Raymond Marcheron avaient tous été réveillés ou sursauté en fin de soirée en entendant  ou en voyant ses véhicules toute siréne hurlante qui ont traversé Vanves en direction de Paris, sûrement le GIGN ou le RAID.

    Bernard Gauducheau, maire de Vanves, était sur le pied de guerre dés le petit matin, comme ses collègues, présidant une cellule de crise dés 8H en mairie, avec l’ensemble des chefs de service, afin de mettre en place les mesures appropriées à la situation  «d’état d’urgence» déclarée par le président de la République, les prévenir qu’ils étaient tous d’astreinte, et de les appliquer dés 9H. Ainsi dés 10H, les joggeurs et promeneurs du parc F.Pic, ont entendus les gardiens siffler sa fermeture, les gardiens du PMS A.Roche ont commencés à fermer tous les équipements, pavillon des Sports, courts de tennis et terrains de boules lyonnaises, l’école de Tennis  et des cours de danse étant arrêtées et annulées, même s’il y a eu, à un moment donné, hésitation à cause de contres-ordres ou d’instructions mal interprêtée. Seuls les matchs et rencontres étaient annulées, pas les entrainements individuels. Toutes les manifestations, toutes les soirées   ont été ainsi annulées jusqu’au 19 Novembre, que ce soit le théâtre ou le cinéma Le Vanves. La plupart des lycéens se sont retrouvés devant des grilles closes le samedi matin. Le marché de Vanves était resté ouvert, contrairement aux marchés parisiens, surveillé étroitement par la police municipale. Les drapeaux étaient en berne sur tous les bâtiments publics. Même la campagne électorale pour les régionales a connue une trêve, sans aucun militant tractant aux abords du marché, tractage et boîtage aux lettres ayant été reporté au Mardi suivant tout au moins chez Les Républicains dont la permanence était resté-ouverte. 

    Deux jours plus tard, le 16 Novembre, une  minute de silence à midi était respecté sur le perron de l’hôtel de ville de Vanves lundi dernier, ainsi qu’ au lycée Michelet, au LEP Dardenne, au collége St Ex et dans les écoles vanvéennes qui avaient ré-ouvertes. 4 ans plus tard il reste des aménagements provoqués par Vigipirate qui pedurent comme la sécurisation des équipements municipaux dont le PMS, des abords des écoles et des créches où il est interdit de stationner, des manifestations et animations municipales avec présence de vigiles et barriérages des sites… et des signes, comme ses vanvéens qui craignent un retour des attentats avec ce conflit entre la Turquie et les Kurdes qui a pour conséquence de libérer de dangereux terroristes que les turcs laissent s’échapper pour faire pression contre les européens

  • UNE CONVENTION DE COOPERATION POUR RECONQUERIR LE NO’S MAN LAND ENTRE VANVES ET PARIS

    Le conseil municipal de Vanves a approuvé le 9 Octobre dernier,  une convention de coopération avec Paris, mais aussi GPSO et Issy les Moulineaux  sur «la gestion des espaces d’interface» c’est-à-dire tout simplement leurs territoires frontaliers en pleine mutation à Issy, véritable No’s man land à Vanves. Chaque maire a souhaité profiter de «la nouvelle dynamique de relations de coopération relancée par Anne Hidalgo» et inspiré par Bertrand Delanoë lorsqu’il avait lancé cette nouvelle relation  au début de son mandat en 2001, avec Pierre Mansat son adjoint au maire aux relations avec les collectivités territoriales voisines de Paris. Elle avait pris notamment, la forme d’un protocole d’accord entre ses communes riveraines et la ville de Paris signé le 3 Juin 2003 avec Vanves qui accueillait en même la réunion d’installation de Paris Métropole prémice de la MGP (Métropole du Grand Paris)

    Ses quatre collectivités  s’engagent dans un partenaire organisé autour de plusieurs  thèmes : Tout d’abord renforcer les liaisons douces et les continuités écologiques, c’est-à-dire mieux coordonner les différents schéma directeurs du type plan vélo,  plan biodiversité élaboré par la ville de Paris et la Trame verte et bleue de GPSO ;  Ensuite développer une mobilité urbaines faiblement émettrice de gaz à effet de serre, en se préoccupant bien sûr du boulevard Périphérique qui fait l’objet d’un atelier auquel participe le maire de Vanves, des nouvelles mobilités, du fee-floating, l’auto partage…Enfin  améliorer le traitement et la gestion des «espaces publics d’interfaces» qui s’étendent de la Seine à la ligne SNCF Paris Montparnasse, avec  pour Vanves, un réaménagement des portes de la Plaine en lançant une étude urbaine, Brancion (sur la photo mais en 1915) qui fait l’objet d’un projet inscrit dans le cadre de l’appel à projet «Inventons la MGP»,  avec une requalification  de la rue Louis Vicat , et bien sûr le parc des expositions en pleine remordernisation en l’ouvrant vers les villes d’Issy les Moulineaux et Vanves

    Il est intéressant de noter que le lancement de ces nouvelles relations de la ville de Paris et Vanves, en autre,  coïncide avec une initiative du groupe PPCI (Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants) lors du dernier conseil de Paris début Octobre qui a présenté des propositions pour améliorer et réaménager les portes de Paris et les abords du Périph, en rappelant qu’Anne Hidalgo dans son programme avait prévu de transformer certaines portes en «places du Grand Paris» et que des études et des travaux avaient été lancés, ainsi que quelques chantiers portes Maillot, Pouchet, Choisy, Vincennes… «Ses 38 portes sont conçues pour l’instant pour l’automobile, avec ses échangeurs autoroutiers ou ses grands ronds-points dans lesquels les piétons hésitent à s’engager» expliquent ses élus (ex-LR devenus marcheurs). «Ses territoires sont considérés davantage comme des sorties que des entrées, hostiles aux piétons, propice aux décharges sauvage et souffrant d’un déficit de vitalité commercial. Il faut inverser la logique, en faire des espaces de vie» ajoutentnt ils. Leur objectif est de proposer un plan global et coordonné de réaménagement comprenant une revitalisation économique, une réorganisation de la circulation automobile, des continuités urbaines, en cherchant à faciliter les cheminements des cyclistes, des piétons, à les végétaliser, grâce à un partenariat avec les communes riveraines, ce qui se fait avec cette convention Vanves-Issy-GPSO-Paris,  une méthode de concertation, la création d’un comité de suivi.